jeudi 16 avril 2015

La couverture de Limon

Cette couverture est à la base une photographie, avec un effet miroir en bas du livre. Le miroir renvoie l'image perçue de la guerre. Pour la couverture, ils ont utilisé des couleurs pastel, froides comme le gris, le bleu clair, il n'y a pas de couleurs vives car cela évoque la tristesse. Ils ont aussi utilisé des couleurs ternes qui font penser à la terre, à la guerre des tranchées. Didier DESBRUGERE n'a pas eu le droit de choisir la couverture. Il aurait voulu une couverture avec des lettres et un cadre de photo de famille brisée.
Didier Desbrugeres nous à parlé de son passé et nous a raconté qu'il écrivait depuis qu'il était jeune. Il nous a dit qu' effectivement il avait essayé de se faire publier avant 2010 mais il n'avait pas la bonne méthode.
Il commença  par aller dans de grandes maisons d'édition, malheureusement pour lui cela n'a pas marché, alors il s'est tourné vers de plus petites maisons d'éditions, et c'est finalement en 2010 qu'il réussit à se faire publier avec le livre "Le délégué".
Avant ça il a fait des études pour faire carrière dans l'aéronautique.
Au cours de sa vie il
a exercé plusieurs activités comme la peinture, la sculpture et a tenu une galerie d'art.
Pendant cette rencontre nous lui avons posé des questions plus précises sur son livre "limon". Le nom de livre a en fait deux significations, la première celle d'une terre très fertile fine et argileuse qui était donc la terre pour les récoltes au temps de la guerre; la deuxième signification est celle d'une terre destructrice et meurtrière par les soldats.

Rencontre avec Didier Desbrugeres

L'après-midi du jeudi 19 Mars 2015, nous avons rencontré Didier Desbrugeres, l'auteur de Limon, un livre que nous avons lu pendant nos cours de Littérature et Société. Didier n'a pas choisi de devenir écrivain, ça à commencé à l'internat quand il avait 15 ans.
Cet homme à cinquante ans, il a un fils d'une quinzaine d'années, son fils ne s’intéresse pas à la lecture comme son père le voudrait, il a lu quelques uns de ses livres mais ils n'en ont jamais parlés.
Monsieur Desbrugeres à fait une carrière dans l'aéronautique, métier qu'il continue d'exercer, malgré son talent pour l'écriture : "Il faut vivre quand on écrit pas".
Son prochain romain raconte la manière dont un individu peut se construire seul.
Avant 2010, Didier à essayé d'être publié chez les plus grands éditeurs, mais ses demandes ont échoué en raison de son jeune âge et de son manque de détails dans ses textes. Il met deux ans pour écrire chaque livre, il n'utilise pas l'ordinateur il préfère l'écriture à la main.
Ses principales sources d'inspirations sont : l'histoire de Gabriel, son grand-père mort pendant la 1ère Guerre Mondiale, et les lettres écrites par des soldats à leurs familles. Il s'est aussi rendu au Chemin Des Dames (réf 1er chap). Monsieur Desbrugeres à pris le choix d'écrire son recueil de nouvelles car le sujet de la guerre le passionné depuis longtemps, mais également parce que celle-ci concernait sa famille : "Et pour Alexandrine, sa femme, que, garçonnet, je n'ai connu quand noir".
Dans son recueil de nouvelles, il a choisi d'évoquer les réactions des familles et non pas les combats des soldats, il trouve qu'on ne parle pas assez des émotions qu'éprouvent les familles, il cherche à exprimer la compassion.

Ce titre Limon veut nous faire ressentir les conditions de la guerre, avec l'agriculture et ses paysans dans la boue : "Protection dangereuse, mère tyrannie".
Il n'a pas été satisfait par sa première de couverture, il voulait l'illustration d'une famille détruite par la guerre mais le droit à l'image l'en a empêché. Monsieur Desbrugeres n'a aucun lien personnel sur chacune de ses nouvelles, il se sert de son "cerveau imaginaire".
Le sens de la nouvelle L'appel n'a pas été saisie par tous. Elle a été écrite en 1990, c'est une nouvelle dont la fin est inattendue. Didier nous a expliqué que l'histoire de cette nouvelle est née lors d'une de ses excursions de vacances, il a vu des "morceaux" de la guerre. Lorsqu'il y est retourné 10 ans plus tard il n'y avait plus aucune trace, dont la Mercedes qui explose.
L'auteur est assez satisfait de son travail mais il souhaiterait pouvoir changer quelques mot, d'après lui il y aura toujours quelque chose à rajouter.
Julie
Ninon
Léa

Rencontre avec Didier DESBRUGERES


Le jeudi 19 mars, nous avons rencontré Didier Desbrugères, l'auteur de Limon. Il nous a expliqué pourquoi il avait préféré évoquer le quotidien des familles lors de la Première Guerre mondiale, plutôt que la vie des soldats au front: "Car il y a déjà beaucoup de livres qui ont traité cet aspect-là de la Guerre."
Cette tragédie a touché personnellement l'auteur, en effet son arrière-grand-mère, a longtemps porté le deuil de son mari en ne s'habillant qu'en noir.
L'écrivain (qui est aussi ingénieur en aéronautique), a publié son premier roman: Le délégué à l'âge de 50 ans en 2010.
Didier Desbrugères nous a fait part de son amour de la littérature depuis sa plus tendre enfance, il aimerait d'ailleurs que son fils lise un peu plus...
Il s'est astreint à un long travail de documentation sur la Grande Guerre, mais il ne pensait pas forcément écrire ce livre pour le Centenaire du début de la Guerre de 14.



                                                                                                                                       AG et BMH

La couverture : le reflet du livre

Cette couverture est plutôt sombre avec du noir, du vert kaki et une bannière de couleur grise. C'est une photographie où l'on voit 8 soldats anglais de la première guerre mondiale reconnaissables à la forme de leur casque. La bannière du titre et du nom de l'auteur sépare la photo du reflet sans doute pour représenter ce qu'on pense voir de la guerre (photo supérieure) et la réalité (reflet de la photo sur la partie inférieure). L'auteur n'a pas eu son mot à dire en ce qui concerne la couverture de son livre ; c'est son éditeur qui la lui a imposée. L'auteur aurait voulu représenter un vieux portrait de famille avec le verre du cadre brisé par la guerre.

A.B et M.A

Didier Desbrugères et son futur projet



Didier Desbrugères 

Didier Desbrugères est né en 1960 et vit en Bretagne actuellement. Il s’est consacré tour à tour à la peinture, la sculpture et a l’écriture avant que cette dernière ne s’impose. Didier Desbrugères écrit son premier roman « Le Délégué » pour lequel il reçoit le titre du premier roman de Draveil en 2010. Celui-ci parle ; d’un homme Dans une vaste République jamais nommée, qui  s'apprête à prendre ses fonctions de Délégué.

Par la suite il écrit un autre roman « les biographies » en 2013 qui parle de Simon, qui a la sensation que sa vie lui échappe. Quoi qu’il fasse, il n’a aucune prise sur une existence qui suit un chemin tout tracé

Enfin il écrit « Limon » qui est son premier recueil de nouvelles et qui a été choisi par le Conseil Régional de Bourgogne pour participer au Prix Littéraire. Ce recueil a un sujet qui n’a rien a avoir avec ses deux premières œuvres car celui-ci parle de la première guerre,
Didier Desbrugères s’engage sur le projet d’écrire un nouveau roman,  et il envisage d’adapter une ses nouvelles au cinéma.


                                                                                                                                                      H.H