jeudi 22 janvier 2015

Alain Bujak , Le Tirailleur

Alain Bujak l'auteur du Tirailleur


  • Alain Bujak est né en Juillet 1965. Photographe, il travaille régulièrement pour des entreprises et des collectivités, en collaboration avec des agences de communication, ou en direct. Il aime passer du temps avec les gens. Après, il peut écrire et photographier des histoires simples, sans grands décors, ni exotisme. Sa rencontre avec le dessinateur M. Macola leur a permis d'écrire un livre ensemble. Piero Macola est né en 1976 en Italie. Piero a étudié la bande dessinée à l'Institut St. Luc de Bruxelles et vit à Paris.
  • La bande-dessiné " Le Tirailleur" est parue le lundi 5 mai 2014 . Elle raconte l'histoire d'un ancien tirailleur marocain " Abdesslem " . Séparé de sa famille, il a été enrôlé très jeune dans l’armée française pour combattre l’Allemagne en 1940. A la fin de la guerre, il n'a pas obtenu de  reconnaissance de la nation. Sa pensions militaires était largement inférieures à celles des anciens combattants français. Il nous raconte toutes les épreuves qu'il a endurées pendant sa vie.

La mémoire plutôt que l'oubli

  • La reconnaissance de la nation n’est pas la même pour tous les soldats. Ces anciens tirailleurs marocains en savent quelque chose. ce sont des pensions de retraite militaire très négligées , bien inférieures à celles qui sont versées aux soldats français. À cette injustice s’ajoutent les contraintes administratives et les réalités économiques. Ils doivent résider six mois sur le territoire français pour obtenir une allocation. Tout ce temps, ils vivent loin du pays et de la famille, dans les sept mètres carré de la chambre d’un foyer social.  
  • C’est à l’occasion d’un reportage photographique qu’Alain Bujak a rencontré Abdesslem dans un foyer social à Dreux. De leurs discussions, il en a tiré un témoignage intime auquel Piero Macola apporte son trait délicat et ses couleurs raffiné, qui symbolise l’émotion de ce récit.
  • Il fallait beaucoup de talent pour mettre en image cette histoire à la fois extraordinaire et banale, celle d’un homme trop souvent invisible à nos yeux, et qui pourtant est un élément essentiel de notre société. À n’en pas douter, Bujak et Macola ont ce talent. Le récit dessiné est complété d’un reportage photographique d’Alain Bujak au Maroc, où il a retrouvé Abdelsem et sa famille aujourd’hui après que ce dernier ait renoncé à sa pension pour vivre avec les siens. 
Maureen & Julie

Rencontre avec Christian de Metter ; Rouge comme la Neige




Le vendredi 19 décembre 2014, nous avons rencontré l'auteur de Rouge comme la Neige, Christian de Metter à Auxerre au lycée Vauban.



Christian de Metter réalise des BD depuis 15 ans. Le dessin était une évidence pour lui, à 19-20 ans, il commença sa première Bande Dessiné en peinture, et elle fut publiée longtemps après.
Il a fait environ une vingtaine d'album. C'est un auteur complet, il dessine et fait son scénario. Au début, il a réalisé Dust avec un scénariste. Il a fait 4 adaptations de roman. 
Il  travaille le plus souvent seul, parfois avec des auteurs anglo-saxons. Actuellement, il travaille sur l'adaptation d'Au revoir là-haut le roman de Pierre Lemaitre consacré à la première guerre mondiale, prix Goncourt 2013.
Avant de produire une BD, il fait un Story-board, il écrit d'abord tout le texte et après il esquisse rapidement les dessins. Il les fait page à page et l'éditeur donne son avis.
Souvent les auteurs de BD gardent un même style de dessin mais Christian de Metter lui, essaye de changer de technique d'album en album et de trouver la technique la plus adaptée à l'histoire racontée.
Rouge Comme la Neige, a été réalisé avec des stylos à bille (des "Bic Cristal"),  des crayons qui permettent de faire des ombres et des couleurs appliquées directement.
Les traits sont crayonnés pour donner de la vie au dessin. Il a utilisé la couleur sépia et des petits points pour donner un air de vieux fascicule et la couleur rouge est présente pour souligner la présence du sang.
Tous les personnages sont "gris", c'est-à-dire ni trop bons, ni trop mauvais à l'image de chaque individu.
Au début le décor est celui de l'Amérique pauvre des fermiers puis à la fin la ville de Denver.
La bataille de Wounded Knee est centrale ; à la fin de ce massacre, dans la BD comme sur une célèbre photographie d'époque, la neige tombe sur les morts comme pour cacher la violence.
L'auteur n'a jamais vraiment parlé de la guerre pour  elle-même, il l'utilise pour mettre en avant des personnages. Il aime bien les fins ouvertes qui incitent à réfléchir, à se poser des questions donc il n'y aura pas de suite à Rouge Comme la Neige. Il est satisfait du travail réalisé dans cette BD même si en général, il n'ouvre pas beaucoup les livres qu'il a écrits.

L'impression que l'auteur nous a donnée était positive, nous l'avons trouvé sympathique, décontracté, ouvert. Ce fut un échange convivial et chaleureux. Il nous a confié que parfois dans la vraie vie, il a rencontré certains de ses personnages inventés.
Dommage que nous soyons partis avant la fin de notre échange..


             #Collin Guylène
#Gauthier Léa

IBA

                                     IBA 


Si c’était une couleur se serait le vert fluo, car c'est une couleur plutôt surréaliste qui fait penser aux spectres. De plus, les pages de garde sont en vert fluo. On peut aussi voir sur la couverture du livre, Iba en vert fluo.

Iba est une Bande Dessinée. C'est l'histoire d'une jeune fille, d'une vingtaine d'année, qui s'appelle Élise. Elle a des amies, elle fait plein de sorties, elle s'amuse beaucoup...Mais elle est hantée par une fille mystérieuse qui s'appelle Iba. Elle la suit partout depuis sa naissance. Au début de l'histoire, on se pose des questions sur Iba, comme:
Qui est Iba ? Pourquoi elle hante Élise ? etc... Mais plus on avance dans le livre, plus on a des réponses à nos questions. Tout le long de l'histoire, on remarque qu’Élise a de plus en plus peur d'Iba. La fin de l'histoire est bizarre, comment peut-on comprendre ? Soit Iba fait partie d’Élise, soit elle la hante encore.

Nous avons aimées ce livre car il est original, c'est une histoire plutôt fantastique, mystérieuse.
                                                                         De Émilie et Émeline.

Un homme, ça ne pleure pas by Hilal et Bérangère.

Un homme, ça ne pleure pas de Faïza Guène, est un livre racontant la vie de Mourad, le personnage principal de cette histoire. L'auteur raconte ce qu'il se passe dans sa famille, ses mésaventures, son entourage. Mourad n'a qu'une seule peur: rester chez lui et "devenir un vieux garçon obèse aux cheveux poivre et sel, nourri à base d'huile de friture par sa mère". Son père lui dit tout le temps qu'un homme, ça ne pleure pas à chaque fois que son fils est démoralisé et qu'il a envie de pleurer. Il décide alors de se prendre en main et de passer un concours pour devenir professeur. Il le réussit et enseigne ensuite dans un collège de Paris. Il vit alors chez son cousin, et revoit Dounia, sa sœur, qu'il n'avait pas vue depuis qu'elle était partie de chez sa mère et ne parlait plus aux membres de sa famille. Son père tombe malade au milieu du récit et demande à son fils à voir Dounia. A la fin elle vient le voir à l'hôpital, juste avant sa mort. 
Nos impressions sur le livre: nous avons bien aimé le thème de ce livre, il permet d'imaginer ce qu'il se passe dans des familles immigrées en France. C'est un livre qui se lit rapidement, et qui n'est pas ennuyeux. Le titre choisi par l'auteur correspond très bien à l'histoire.

H&B.

jeudi 15 janvier 2015

Iba

Iba est une bande dessinée, qui traite de la mort, la peur, la souffrance et de fantômes.
C'est l'histoire d'une jeune femme, qui est hantée par un fantôme pour des raisons inexpliquées  jusqu'à la fin de la bande dessinée.
Au fur et à mesure on découvre son passé ce qui explique donc son présent, on le découvre grâce a des flash-back, la montrant plus petite, où elle s'entendait bien avec ce fantôme qui était à l'époque son amie.
Tout au long du récit sa grand-mère la protège de cet esprit  qui n'est en réalité pas son amie et fait tout pour la faire punir.
Il y a plusieurs façon de percevoir la fin, nous l'avons compris de tel sorte que l'esprit prend possession de son corps, alors qu'elle s'en croit débarrassée; Nous avons beaucoup aimé cette bande dessinée, notamment parce qu'elle change de l'ordinaire de par son sujet.
Cette histoire est poignante, perturbante et intrigante.  

                                                                                    Cécile & Joy.

                                                                                                            

                        Rencontre avec Christian De Metter, l'auteur de "Rouge comme la neige"


Le vendredi 19 décembre, nous avons rencontré au lycée Vauban d'Auxerre l'auteur parisien Christian De Metter, auteur entre autre de l'adaptation du best-seller mondialement connu de Dennis Lehane, Shutter Island.
Cet auteur a été plusieurs fois récompensé pour son travail: en 2004, il a reçu le Prix du public du festival d'Angoulême, pour Le Sang des Valentines, avec Catel Muller, en 2009 il a remporté le Grand Prix du festival Des planches et des Vaches ainsi que le Prix Mor Vran de la BD décerné par le jury du festival du roman et de la BD noires et policières.
Agé de 46 ans, ce guitariste émérite qui a également joué dans le groupe les Brigitte, a réalisé sa première BD en 1999 avec Emma tome 1 (premier des trois volumes d'Emma), une quinzaine d'autres albums ont suivi.
Je lui ai moi-même posé deux questions; ma première question a été: "Êtes-vous satisfait du travail que vous avez réalisé pour votre BD, Rouge comme la neige ?" - "Oui, je suis plutôt satisfait, contrairement à de précédents albums, dans lesquels je retrouvais plein de petites approximations une fois mon travail définitif entre les mains, je pense que cette fois-ci, j'ai plutôt fait du bon travail, je ne vois pas de grossières erreurs,...".
Ma deuxième question fut: "Avez-vous envie, un jour d'écrire un roman ?" (en effet dans Rouge comme la neige, j'ai trouvé certaines bulles particulièrement bien écrites) - "Oui j'en ai l'envie, mais je n'en ai malheureusement pas les capacités, je suis capable de bien illustrer des scènes de roman en les dessinant, mais je n'ai pas le niveau pour pouvoir écrire tout un roman.", a-t-il modestement répondu.
Christian De Metter est un homme qui dégage quelque-chose de charismatique,  c'est également un perfectionniste, il est d'ailleurs déjà en train de préparer un nouveau projet...


                                                                                                                      Alexis Gaucher

mercredi 14 janvier 2015

Biographie de Faïza Guène.



Faïza Guène, née en 1985 à Bobigny, est une romancière, scénariste et réalisatrice française
Passionnée par la lecture et le dessin, Faïza est une enfant précoce qui saute sa classe de CP car elle sait déjà lire. Quand son instituteur lui a demandé comment elle a fait, elle lui a répondu « en regardant la Roue de la Fortune ». Faïza se fait remarquer à l’âge de 13 ans en fréquentant assidûment un atelier d’écriture audiovisuelle à Pantin, dirigé par l’association Les Engraineurs. De l’âge de 13 à 17 ans, elle écrit et réalise 5 courts-métrages en vidéo dont certains seront primés dans des festivals.
Son premier roman, Kiffe Kiffe demain, a été l'une des meilleures ventes de l'année 2004 et a été traduit dans 26 langues. Il a été vendu à 400.000 exemplaires en France. Elle publie en 2006 Du rêve pour les oufs, puis, en 2008, Les Gens du Balto, édités par Hachette Livre. Et en 2014 Un homme, ça ne pleure pas chez Fayard.
Faïza Guène est réalisatrice de plusieurs courts-métrages. Parmi ceux-ci, on notera : La Zonzonnière en 1999, RTT et Rumeurs en 2002 et Rien que des mots en 2004. Elle est également auteur d'un documentaire intitulé Mémoires du 17 octobre 61 en 2002.

Buvard

                                           Buvard


    Cette histoire nous parle d'un étudiant et d'un écrivain, qui vont s'unir le temps d'une interview, qui va durer plus longtemps que prévu, pour nous faire partager leur vie, leur passé, leurs secrets qui ne sont pas glorieux... 
   Une histoire, sur les rencontres hasardeuses, qui nous enrichissent ou nous détruisent et parfois les deux. Deux esprits différents mais pourtant si similaire, un choc de caractères, de pensées et d'opinion. De deux passés lourds découle une cohabitation de nos deux personnages qui se bousculent dans les reproches, la tristesse et la joie. 
   Une histoire poignante du début à la fin, captivante à chaque instant. Quand le passé remonte à la surface la confusion règne. 
   Cependant, malgré la complexité de leurs rapports , le livre reste assez simple à lire et de plus c'est un régal pour l'esprit.

                                                                           Zettat Cloé et Geste Lilou .